12.05.2008

Nos lendemains

Je m'immisce dans le vent,
je glisse, m'insuffle,
j'effleure, je caresse,
j'embrasse tes jours...
Nos demains.
Tu es si loin!

J'ai le coeur en l'air,
je griffe, pille,
pleure et geins,
les maux qui m'éloignent de toi...
Les pas que nous ne ferons pas.
Tu es si près!

J'ai chaud d'unions,
je crie, j'écris
l'amour, la haine,
la passion qui brûle ma fois...
Des folies que nous fuyons.
Tu es si loin et pourtant si près...

Je m'immisce dans le vent,
j'ai le coeur en l'air,
j'ai chaud d'unions!

 

.

11.05.2008

Mon enfant

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Que vois-tu mon enfant?


« Le monde est si grand...

...L'infime s'est déguisé en nativité,
il porte mon sourire.
Du bout de mes bras je n'attends plus,
je saisis en riant l'élan des mouvements,
je donne aisance aux balancements...
Je chante la vie comme un prophète sans fois.
Regarde Maman...

Nos yeux brillent! »

 

.

06.05.2008

L'égérie

Dans tes bras,
je ressens cette fameuse démesure qui exulte
l'instinct à son paroxysme.

Dans tes yeux,
je nous quête aux plus près de nos impulsions,
sans dépendance mystique.

Dans tes draps,
je découvre mon souffle, sublime et langoureux,
je nais Femme...

 .

égéries

04.05.2008

Nous

C'est une histoire qui ne s'écrit pas!
C'est une litanie douce qui découle
de fois réitérées dans la brûlure,
berçant les lendemains ivres
de quêtes priées dans nos alcôves salies.

C'est une romance qui ne s'écrie pas!
C'est une kyrielle tendre qui insuffle
le plaisir épuré dans l'éréthisme,
endormant le présent dénaturé
de feuilles jaunies dans nos secrets sucrés.

C'est une histoire... c'est notre histoire!

 

Fermez les yeux et écoutez...

03.05.2008

Amour

Calanche près de mes courbes,
succombe à mes lamentations,
offre-moi l'exaltation,
offre-moi la passion...
Je vis dans ton ilotisme fourbe,
je m'égare dans tes intentions,
prends-moi,
prends-moi...
Et laisse-moi calancher fourbe
aux creux de tes dominations.

.

Extraits du film Bagdad café

02.05.2008

Passeur de vers

Il est chaloupé
offert aux vents
le corps hésitant
dans sa tête tout danse...

Il y a dans son regard
la lumière des vastes étendues,
le ciel, la terre
lovés de mots doux.

Il dessine des vers,
le trait s'ébruite sans souffle
jusqu'aux murmures
étouffés de larmes.

Il est poète
offert aux vents
le corps hésitant
dans sa tête tout danse...

Merci...

01.05.2008

Tempête lascive

Non, non... ne refuse pas l'effet mer,
harponne encore l'espoir de soupirs,
va saborder la vague apprêtée,
viens t'immerger d'embruns,
va à l'abri aux creux des flots...
Viens...

Oh! non... ne détruis pas l'éphémère,
accroche encore des étoiles aux rires,
va caresser le souffle chaud,
viens te saouler de cyprine,
va à l'abri aux creux des sens...
Viens...



Jevetta Steele-Calling You

30.04.2008

Saint plaisir

A peine montrés, ils offrent leurs lourdeurs fragiles,
la grâce altérée d'une jouvence perdue.

A l'abri cachés, ils pointent vers l'ithyphalle dentellé,
l'impartial désir d'un emblème reconnu.

A fleur de peau, ils préméditent les caresses viriles,
l'étreinte fallacieuse d'un chaos voulu.

A peine montrés, ils désirent...

 

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27.04.2008

À la prunelle de nos yeux...

Il y a des regards extrêmes qui ne s'oublient pas,
des grâces qui transpercent l'insensé en douceur,
des bleus tenaces qui fixent l'azur dans le coeur,
une façon peu commune de crier «je suis là/s»
Viens... viens m'aimer...

Il y a ton regard tendre qui m'endiable de pas,
des cris qui usurpent mes sens jusqu'au bonheur,
des empreintes violacées qui érigent ma fureur,
une hérésie suave d'entendre hurler «tu es là/s»
Viens... viens m'aimer...

 .

23.04.2008

L'hypersensible fatigué

Il n'y aura pas de cri, ni de tollé...
Juste un être sans carapace qui écharpe son empathie
comme un vorace déchiquetant ses envies immodérées.

Il n'y aura pas de folie, ni de sagesse...
Juste un moment d'épuisement qui violente l'équilibre
comme un râle furibond d'un murmure vainement entendu.

Il n'y aura pas de répit, ni de sursis...
Juste un temps insatiable qui altère les plaisirs simples
comme un tourbillon destructeur d'un tout condensé.

Il n'y aura pas de fuite, ni de défaite...
Juste un mal insidieux qui lapide sa vie en statue d'ambre
comme un tronc sanguinolent de sèves séchées aux vents.

Pas de cri, ni de tollé...
Pas de folie, ni de sagesse...
Pas de répit, ni sursis...
Pas de fuite, ni de défaite...
Juste un coeur épuisé de percevoir la souffrances des autres.

Hypersensibilité

20.04.2008

Le lac

Si une nuit tu serres ma main dans la tienne, ferme les yeux,
et entend... entend le bruit sourd des roseaux enivrés,
les papillons se posent en filigranes sur l'ourlet des amoureux.

Si une nuit mon coeur fredonne l'onde douce d'un relief lunaire,
écoute... écoute le flot endormi des vaguelettes écumées,
la lune offre la plus douce des lumières sur les souffles solidaires.

Si une nuit, près du lac, tu déposes tes apparats sur mes rivages
attrape... attrape l'instant précieux des astres choyés,
parfois la vie s'entoure de délices inaltérables sur les rives sages.

Si une nuit...

The lake

Paroles

18.04.2008

Femme oiseau

 

Et si finalement,
je ne veux pas ancrer, mettre de limites par peurs d'entendre avec clarté tout ce qui se murmure déjà dans les silences bruyants.

Et si finalement,
j'associe la sensibilité au poison mortel qui se glisse au plus près des sens, là ou la vie prend aisance.

Et si finalement,
je préfère la folie d'un mal être à ce que je crois deviner ou imaginer dans ce corps torturé qui crucifie les armes.

Et si finalement,
ces étoiles qui font éléver vers ces lieux paisibles, ces nids ou l'essence prend vie, n'étaient que démences acerbées.

Et si...
et si finalement,
je n'étais qu'une femme oiseau...

 

Bird Gerhl

La femme-oiseau

17.04.2008

T'aMuse

Je l'image in en libre Té,

en fée des rais,

en p.o. sans cible,

en rite ut et ailes.

Je la vie Cybèle aux creux de tes peaux aiment...

.

16.04.2008

Ancrage

Attendre...
Attendre en vain,
que la distance se comble,
que les sens s'apprivoisent
sur le bord de rires grisés.

Attendre...
Attendre encore,
que la différence enflamme,
que les abîmes s'étourdissent
sur des berges aimantes.

Apprendre...
et à prendre en érudit
le partage des spiritueux bénis
dans les heures trop courtes
d'un aujourd'hui prometteur.

 .

15.04.2008

La présence de l'absence

Tu m'enjoues
puis
tu te joues...

Tu me grises
puis
tu te déguises...

Tu me tentes
puis
tu te détends...

Tu me nuis
puis
tu t'enfuis...

Tu me fais mal!

Conflits

14.04.2008

Histoire reniée

J'ai eu peur, terriblement froid dans mon coeur d'avorton...
J'ai ces douleurs qui plongent les hérédités dans l'affront.

J'ai fermé les yeux,
prié les mauvais dieux,
mon être s'est construit
sur les ruines de survies.

J'ai rusé, bien malgré moi, les dogmes de vieilles peaux...
J'ai tailladé, rogné ma carcasse pour apprivoiser le beau.

J'ai supplié les évidences,
molesté mon innocence,
mon âme s'est façonnée
sur des censures ajustées.

J'ai grandi, hors norme dans l'oubli d'un passé emmuré...
Délaissé, déconsidéré au prix de ma propre histoire reniée.

.

Révélation

Libérer,
Les saveurs des sens
Ceux de l'âme,
L'indicible palpable.

As-tu vu la paix s'implanter dans tes plaies?
La vie se noie à contre-courant.

As-tu déjà pleuré
Les frissons que font les désirs
Sur la peau engorgée d'eau salée/salie?

Sens-tu l'amer de nos idéaux fourbus?
Création nauséabonde, l'esprit et ses ravages...

Survivre,
Encore et encore...
Dans le désespoir de s'être perdu
Pour enfin comprendre que l'on est/naît fort.

.

12.04.2008

Un ticket, s'il vous plaît!

 

Demeurer et faire face sur le quais...
Nos voies n'ont jamais emprunté les traverses placées, les cris ferrés sont souvent bancals sur le rail paré.

Allées et venues, le désir voyage net...
En espérant trouver l'aiguillage qui crée le mythe animé, l'Histoire souhaitée aux grès de fantasmes troublés.

Mais ni Miguel*, ni Jacques*...
Ne sauront lier l'impossible par l'entrain virtuel de mots endiablés et affamés, nos lumières sont altérées.

La vérité se vit face à face...
Sans feu doré ni sanies entremêlées sous les voiles enrubannées de rais frétillants et fuyants l'attrait d'une gare exhibée.

 .

*Miguel de Cervantes Saavedra, Jacques Brel...

Amour virtuel

11.04.2008

Vains sens

 

A trop chercher dans les ténèbres, dans les souches ou l'art d'agir devient tortueux comme un glas annoncé, j'accueille l'allant.

Et même si les limites me sabordent, j'apprivoise toujours les lumières, l'éclat vif des rocs proéminents.

Les rêves peuvent être vivants, dépendants d'une liberté perdue dans le tumulte sourd d'un coeur affamé par la fin/faim gourmande.

Appétence...
Tendance...

La vie file et les jours défilent dans les tourbillons des allusions esquissées, je vis d'élans et d'échos unifiés.

 

... à Vincent

09.04.2008

Fais-toi feu!

Glisse ta langue,
glisse tes mains,
tourne rond aux confins de nos maux...
de nos mots.

Caresse-moi,
caresse-nous...
et oublie...
oublie l'enjeu.

Griffe ta peur,
griffe nos ennuis,
tourne rond aux creux de nos sceaux...
de nos peaux.

Agrippe-moi,
agrippe-nous...
et oublie...
oublie l'entre-je.


Double jeu