04.07.2009

Instant saisi au gré de mes vents

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26.06.2009

Instant saisi au grè de mes vents

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23.06.2009

Kundalini


Un sourire et tout s'en va, s'en va, s'en va...
Je n'ai jamais su pleurer aux bons moments ni même crier aux bons vents.
Un sourire et tu n'es plus là, plus là, plus là...
Quelque fois y croire n'y suffit pas, quelque fois à en vouloir blesse le pas.
Un sourire et l'arbre à vie s'ébat, s'ébat, s'ébat...

J'ai soufflé sur la boucle en rêvant d'éveils,
j'ai déroulé sur ma bouche le soleil
et j'ai pansé sans pareil.

Un sourire et tout s'en va, s'en va, s'en va...

 

 

18.06.2009

Souffle initial

 

Le coeur couvert,
je ne veux plus m'exposer,
je suis si fatiguée,
si fatiguée...

J'ai tellement prié,
imploré,
que ma vie a perdu son fil,
son sens...

Vous allez me parler de crise existentielle,
de maux passagers,
d'angoisses...
Et certainement,
je vous répondrez sur la défensive,
que mon coeur est usé.

À découvert,
je ne peux que plonger
dans mon antre badin,
mon jardin d'éden...

Le coquin,
le malicieux coin de verdure,
surgit dépravé,
enlacé,
à mon vil tourment.

Ainsi,
quand j'appose mes pieds nus
sur mon eldorado,
je mets en évidence,
qu'il me faut bien peu de choses
pour régénérer mon petit muscle endolori.

Et quand enfin,
je m'allonge sur son velours fertile,
les yeux rivés aux délices,
je sais,
je sais...
Où m'appelle mon arche doré.

15.06.2009

Instant saisi au grè de mes vents

 

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podcast

13.06.2009

« Île aux ailes »

 

 


Si tu savais comme j'ai peur, seule.
Si tu savais comme ses mains ne seront jamais les tiennes.
Si tu savais comme je ferme les yeux quand son corps tremble.
Si tu savais comme j'ai besoin de ses caresses.
Si tu savais...

 


Elle est fragile sous ses élans de Mytilène*, elle confond et se morfond dans l'entre-deux en savourant puis en obliquant vers des tréfonds qu'elle est seule à damner, qu'elle est seule à mendier sous de faux prétextes engorgés.
Elle est aile, en vol prisonnier, en pavillon fantôme, elle est star en repère faussée et se farde d'un silence soutenu, à pleurer seule dans un monde d'épreuves, à s'ouvrir les veines au milieu de signes d'amours ambigus et dépravés.

 


Si tu savais comme je survis, seule.
Si tu savais comme ses jeux me parlent de toi.
Si tu savais comme j'en restreints les règles quand elle frisonne.
Si tu savais comme je déprave mes transes.
Si tu savais...

 

 

Sigur Ros - Untitled 8 (Popplagið)

 

 

 

A télécharger sur le site de Sigur ros ici gratuitement et légalement. Groupe Islandais formé en 1994, et qui nous distille depuis une musique post-rock atmosphérique parfois même apocalyptique, ils ont détruit maintes barrières repoussant toujours leur virtuose a un niveau supérieur.
Petite note sur le chant: la langue chantée dans cette chanson
n'est pas de l'Islandais mais du volenska, langue inventée par le chanteur de Sigur Ros, cette langue parce que comprise par personne, ouvre, je pense toutes les portes de l'interprétation puisque sa voix nous laisse ressentir tellement d'émotions, c'est magique.

 

 

*Mytilène

  

à vos lectures voici deux liens consernant Sappho : premier lien, deuxième lien

12.06.2009

En enfer,

 

Je tends la main dans le noir,
dans la foule je saisis ta main et te fais signe,
je suis là,
je suis près de toi,
mon amour.

La distance n'est rien,
quand la trêve se joue de nous dans le doux,
je suis là,
je suis près de toi,
mon amour.

J'ai entendu le tocsin en prélude,
je te sais heureux en choeur tribal,
je suis là
je suis près de toi,
mon amour...


Hells bells

L'appel du divin

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Ha! que le monde est grand, du haut de mes deux ans,
approchez je prône les demains en latin,
je flirte avec l'augure.

Petite tête brune,
les yeux gourmands d'un délice qui se défend,
d'un mouvement en devenir.

Je n'ai pas choisi,
ni prié mon histoire,
les mains croisées, je cajole mon coeur d'enfant.

Espiègle,
j'ai appris le silence intérieur qui résonne en indicible ancré,
en force sourde et tapie.

Je n'ai pas décidé,
ni même crié mes envies,
le sourire accroché aux étoiles d'un monde vaquant.

Petit corps rond,
les joues saillantes sur l'idéal d'une demi-vie volée en garde fou,
en mentor caché.

Ha! que le monde est grand, du haut de mes deux ans,
approchez je prône les demains en latin
et je vous salue de présages.

Symbole...

Instant saisi au grè de mes vents

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11.06.2009

Autosatisfaction

 

Crash sur ma peau,
je déleste la fureur,
j'allège le vil fléau,
seule!

Tu ne viendras pas,
ma vie croque l'envers,
j'ai si froid...
Seule!

Choc sur le coeur,
je dévalise le beau,
je vole le bonheur,
seule!

 

Vous avez dit onanisme...

09.06.2009

Instants saisis au gré de mes vents (Saint-Marcellin-lès-Vaison)

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08.06.2009

Obscurantisme

 

À portée de main!
Vous avez dit à portée de main?

Si je vous suis tout est en accessible le coeur plein,
tout est à saisir en ivresse libertine.

La bride au cou,
je vous blesse?

Dites!
Ne seriez vous pas utopiste?

Les mains dans le pétrin en taciturne empreint,
tout s'enrôle dans les grimoires.

Sans-gêne,
je ris de nos faiblesses.

 

Entre nous et le sol - Christophe Willem

 
L'or est là sous la pluie
Sur la peau de celui
Que je suis quand je te vois

L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux ça
Me sentir en vie

Et la vie dans mes veines
Me chavire me déchaîne
Et tout ça vaut de l'or

Viens dans mes bras

Dans tel hôtel
J'ai pleuré si fort
Là au pied du chêne
J'ai pleuré encore
Sur mon corps ta paume
Sur ta peau
L'arôme
Je respire avec toi

L'or est tombé du ciel
Dieu que l'envie est belle
quand mon ange en perd la voix
L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux ça
Me sentir en vie
et la vie dans mes veines
Me chavire me déchaîne
L'or est entre mes bras

Je suis en toi

Tout nous tient qu'à un fil
En un seul battement de cil

L'or est tombé du ciel
L'or est tombé du ciel

L'or est tombé du ciel
Dieu que l'envie est belle
Viens mon ange accroche-moi
L'or est là qui se colle
Entre nous et le sol
Je veux ça

L'or est là
L'or est tombé du ciel

 

07.06.2009

Lo,

 

Je ne peux pas rivaliser dans le bleu des nuits,
j'ai le goût sirupeux d'un démon mis à nu.

L'oeil aux aguets je perle l'émoi de celui qui suit,
de celui qui, exquis, se dresse en mots courtois.

Je fuis,
le sourire engorgé de jolis voiles soumis.

Va!

Enjoue encore l'envie de vie.

Tu souris
et j'adore ça.

Ball-trap ou Bal-drap


Ça crépite en miettes, en filaments fébriles,
ça galvanise là au bout des doigts,
ça trisse.

Animale la trace suinte en pluie magnétique,
en chaleur électrique, en impudique,
en forcenée censurée.

Divague aux pas, cendres en imprécis soûls,
entrave l'inaltérable en conquérant,
mouve la vie.

J'ouvre en pince-fesse la fête.

À mon mystère

Non! Non!
Je n'erre pas,
je ne suis même pas folle.
Je veux juste
avoir des ailes,
j'veux
dériver à travers ciel,
me poser là,
là où j'aime.

Non! Non!
Je n'enserre pas,
je ne suis même pas sage.
Je veux juste
un coeur léger,
j'veux
aimer sans brûlures,
m'adonner,
sans mourir à petit feu.

Et tu ne m'entends pas....

Non! Non!
Je ne triche pas,
je ne suis même pas mauvaise.
Je veux juste
un fort magnétisme,
j'veux
envoûter les anges,
invoquer,
la magie passion.

Non! Non!
Je ne dissimule pas,
je ne suis même pas enjeu.
Je veux juste
un symbole fort,
j'veux
sublimer les diables,
prier,
le pouvoir des arcanes.

Mais tu ne m'entends pas....

 

06.06.2009

T(p)endue entre ciel et terre

 
Le vent en plein visage,
je reçois une onde pressante.
Vlan!
Une porte se ferme,
l'antre aux perceptions s'ouvre.

Pas de bruit...

Je sombre et tombe,
tourbillonnante,
dans un enchevêtrement d'images violentes.
Je surfe en flux et reflux sur l'intérieur en triomphe clair.

Ciel beau!

Je flotte aérienne au fil tendu d'un espoir,
je vibre,
tangue,
j'invite à la possession.

Je m'affole,
je lâche et me rattache à l'envers,
à contre sens,
les pieds sur terre dans la douleur.

J'ai peur!

Je panique,
laisse paraître le trouble en manifestations torrentielles,
j'inspire,
ouvre les yeux,
me rassure et replonge,
vers cet ailleurs en apesanteur.

L'image se fait plus pressante,
elle communique en présence palpable,
elle crée sa place et m'étouffe à nouveau d'une introspection envahissante,
je trépide...

Je respire,
coule à pic dans le séant.

L'image est plus forte,
elle m'étend son âme,
son secret,
je divague sûrement mais qu'importe,
elle est.

Je fonds ou me confonds dans la trame et j'ingurgite la flamme,
le mélange d'une alchimie entre elle et moi.

Je n'ai pas réellement froid,
ni chaud...

Je suis bien mais je reviens.

J'ai dans l'instinct la survie et mon fameux fil tendu en ébullition,
je ne suis pas prête à partir dans les limbes de la connaissance,
sur la lame d'une force suprême.

Je visite!

 

Instants saisis au gré de mes vents (Paluds de Noves)

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03.06.2009

Pivoines avortées

 

Une de plus, une de moins quelle importance,
elles vident et remplissent l'air d'équilibres friables,
sous leurs pétales je perds la notion du monde,
leurs carapaces rondes impriment l'isolement.

J'ai rêvé il y a longtemps d'un tapis vivace
qui savourait les étoiles et le macadam frais,
je m'y suis prostituée en jonglant jusqu'à plus soif,
jusqu'à perdre l'envie de vivre sans sourires.

Je suis comme ces belles qui s'étirent vers le sommeil,
en espérant des jours meilleurs, des jours ensoleillés,
des couleurs sans tristesse, sans décadence.
J'aurai tant voulu accrocher ma beauté en bon aloi...

 

langage des fleurs

Amoureuse


Tu me craches dessus en feintant les «pas le temps»
docile, j'essuie l'inaccessible en souriant aux trêves.

Tu me roules dans la farine en pomme farcie d'autant,
battante, je fris vive aux pieds entreprenants des rêves.

Tu me délaisses, exposée comme un flan aux vents,
brûlante d'Adam, je m'exhibe salace offerte aux sèves.