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27.03.2008
Azur
Aileron déployé...
L'horizon se noie de songes,
la vague roule ce soir,
éblouissante,
sa gorge étourdie frôle l'écume évanescente.
Ton lit c'est de la vie, il hisse, plisse l'opaline...
Ne m'échappe pas,
lambines dans mes creux azurés.
Empyrée...
Détenteur des délices,
miroir des abîmes céruléens sur le sable fin en héritage.
Empyrée...
Voleur de bleus,
introuvable coin blême de nos vils sursis,
les flots nous chavirent au singulier de l'eau,
le pluriel des dieux azurés.
Mon azur.
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25.03.2008
Silence
J'ai chiffonné,
Froissé mes utopies...
Déchiré,
Brûlé mes chimères bénies.
Je suis l'ivraie le long de mes envies,
Le silence ne m'endort plus.
J'ai battu,
Culbuté l'impossibilité...
Bâillonné,
Tué mes caprices exaltés.
Je suis livré au calme mortel des excès,
Le silence n'en finit plus.
J'ai froid!
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19.03.2008
Sanglot
Je veux pâlir,
M'effacer...
Dans le temps soupiré.
Je veux m'endormir,
M'oublier...
Sous des cieux apaisés.
Laissez-moi partir,
Me délivrer...
De ces trames affamées.
Laissez-moi mourir,
M'échapper...
Sous la traînée d'un bleu irisé.
J'ai l'âme fanée!
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02.03.2008
A la mémoire de ceux que l'on aime pas...
Irait-il si hostile à la conséquence gagnée
De ces humeurs impulsives jusqu'aux blasphèmes?
Et le rouge se libère, ô tout approprié
Aux sommet de la grande, des pâleurs de blêmes.
Avide se morfond d'un petit reflux d'humanisme
Quand le placide a repoussé l'ambition
Jusqu'à ce futur où l'isolé s'emmure de prismes
D'une apparence de finaud dans l'incorrection.
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01.03.2008
A la mémoire de ceux qu'on aime
Irait-il si pragmatique que la nuit confisque
Toute son indifférence du sanglot qui disparaît?
L'altérable charme, ô vrais vides des uniques,
A l'écart le créateur du feu où s'installe un refait.
Il est l'heure quand la dérision caresse les réalités
De ces chairs parvenues comme un péché,
Et le clair et le foncé sous les égaux glacés
Ne seront que pour autrui la lumière à quitter...
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