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30.04.2008

Saint plaisir

A peine montrés, ils offrent leurs lourdeurs fragiles,
la grâce altérée d'une jouvence perdue.

A l'abri cachés, ils pointent vers l'ithyphalle dentellé,
l'impartial désir d'un emblème reconnu.

A fleur de peau, ils préméditent les caresses viriles,
l'étreinte fallacieuse d'un chaos voulu.

A peine montrés, ils désirent...

 

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27.04.2008

À la prunelle de nos yeux...

Il y a des regards extrêmes qui ne s'oublient pas,
des grâces qui transpercent l'insensé en douceur,
des bleus tenaces qui fixent l'azur dans le coeur,
une façon peu commune de crier «je suis là/s»
Viens... viens m'aimer...

Il y a ton regard tendre qui m'endiable de pas,
des cris qui usurpent mes sens jusqu'au bonheur,
des empreintes violacées qui érigent ma fureur,
une hérésie suave d'entendre hurler «tu es là/s»
Viens... viens m'aimer...

 .

23.04.2008

L'hypersensible fatigué

Il n'y aura pas de cri, ni de tollé...
Juste un être sans carapace qui écharpe son empathie
comme un vorace déchiquetant ses envies immodérées.

Il n'y aura pas de folie, ni de sagesse...
Juste un moment d'épuisement qui violente l'équilibre
comme un râle furibond d'un murmure vainement entendu.

Il n'y aura pas de répit, ni de sursis...
Juste un temps insatiable qui altère les plaisirs simples
comme un tourbillon destructeur d'un tout condensé.

Il n'y aura pas de fuite, ni de défaite...
Juste un mal insidieux qui lapide sa vie en statue d'ambre
comme un tronc sanguinolent de sèves séchées aux vents.

Pas de cri, ni de tollé...
Pas de folie, ni de sagesse...
Pas de répit, ni sursis...
Pas de fuite, ni de défaite...
Juste un coeur épuisé de percevoir la souffrances des autres.

Hypersensibilité

20.04.2008

Le lac

Si une nuit tu serres ma main dans la tienne, ferme les yeux,
et entend... entend le bruit sourd des roseaux enivrés,
les papillons se posent en filigranes sur l'ourlet des amoureux.

Si une nuit mon coeur fredonne l'onde douce d'un relief lunaire,
écoute... écoute le flot endormi des vaguelettes écumées,
la lune offre la plus douce des lumières sur les souffles solidaires.

Si une nuit, près du lac, tu déposes tes apparats sur mes rivages
attrape... attrape l'instant précieux des astres choyés,
parfois la vie s'entoure de délices inaltérables sur les rives sages.

Si une nuit...

The lake

Paroles

18.04.2008

Femme oiseau

 

Et si finalement,
je ne veux pas ancrer, mettre de limites par peurs d'entendre avec clarté tout ce qui se murmure déjà dans les silences bruyants.

Et si finalement,
j'associe la sensibilité au poison mortel qui se glisse au plus près des sens, là ou la vie prend aisance.

Et si finalement,
je préfère la folie d'un mal être à ce que je crois deviner ou imaginer dans ce corps torturé qui crucifie les armes.

Et si finalement,
ces étoiles qui font éléver vers ces lieux paisibles, ces nids ou l'essence prend vie, n'étaient que démences acerbées.

Et si...
et si finalement,
je n'étais qu'une femme oiseau...

 

Bird Gerhl

La femme-oiseau

17.04.2008

T'aMuse

Je l'image in en libre Té,

en fée des rais,

en p.o. sans cible,

en rite ut et ailes.

Je la vie Cybèle aux creux de tes peaux aiment...

.

16.04.2008

Ancrage

Attendre...
Attendre en vain,
que la distance se comble,
que les sens s'apprivoisent
sur le bord de rires grisés.

Attendre...
Attendre encore,
que la différence enflamme,
que les abîmes s'étourdissent
sur des berges aimantes.

Apprendre...
et à prendre en érudit
le partage des spiritueux bénis
dans les heures trop courtes
d'un aujourd'hui prometteur.

 .

15.04.2008

La présence de l'absence

Tu m'enjoues
puis
tu te joues...

Tu me grises
puis
tu te déguises...

Tu me tentes
puis
tu te détends...

Tu me nuis
puis
tu t'enfuis...

Tu me fais mal!

Conflits

14.04.2008

Histoire reniée

J'ai eu peur, terriblement froid dans mon coeur d'avorton...
J'ai ces douleurs qui plongent les hérédités dans l'affront.

J'ai fermé les yeux,
prié les mauvais dieux,
mon être s'est construit
sur les ruines de survies.

J'ai rusé, bien malgré moi, les dogmes de vieilles peaux...
J'ai tailladé, rogné ma carcasse pour apprivoiser le beau.

J'ai supplié les évidences,
molesté mon innocence,
mon âme s'est façonnée
sur des censures ajustées.

J'ai grandi, hors norme dans l'oubli d'un passé emmuré...
Délaissé, déconsidéré au prix de ma propre histoire reniée.

.

Révélation

Libérer,
Les saveurs des sens
Ceux de l'âme,
L'indicible palpable.

As-tu vu la paix s'implanter dans tes plaies?
La vie se noie à contre-courant.

As-tu déjà pleuré
Les frissons que font les désirs
Sur la peau engorgée d'eau salée/salie?

Sens-tu l'amer de nos idéaux fourbus?
Création nauséabonde, l'esprit et ses ravages...

Survivre,
Encore et encore...
Dans le désespoir de s'être perdu
Pour enfin comprendre que l'on est/naît fort.

.

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