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30.05.2008

Jeux d'ombres

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Comment ne pas penser à toi... quand je vois cette jolie fille...
Comment me taire et abandonner le chemin des étoiles soufflées.
Dis, vois-tu toujours nos lumières briller?

J'ai mal au ventre de ressasser nos souvenirs dans l'ombre,
j'ai mal au coeur d'abstinences, les astres se sont enfuis.
Dis, crois-tu que l'amour me nargue?...

Long silence!...

Comment ne pas penser à nous... quand je vois ces reflets oubliés...
Comment suivre et profiter de mes sentiers sans nos étoiles soufflées.
Dis, vis-tu toujours de nos lumières?

J'ai mal au ventre d'absences, de gourmandises sans « faim »,
j'ai mal au coeur d'effacer les astres qui s'enfuient dans l'obscur.
Dis, crois-tu que l'amour existe?...

Inertie!...

 

No ordinary love

29.05.2008

Dessin "lutin"

Jolies courbes offertes aux vents
l'arabesque dantesque se dresse.
La magie s'empare de l'espace.

Chevauchant l'onde instable,
fierté en avant le charnel galope
brisant les reflets symboliques.

L'assaut transcende le trait esquissé,
les jets se dévoilent doux et précis
comme un paradoxe affirmé.

Tu l'entends?
Il te parle d'une contrée sauvage,
d'un exquis dessein fragile.

Lutin     

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27.05.2008

Valse en « été »

J'ai dans la tête un petit air qui tourbillonne,
tout virevolte, s'envole à l'unisson,
un, deux, trois,
un, deux, trois, quatre...

Le coeur léger je flirte avec l'allégresse,
tout s'ébruite, se disloque dans l'ivresse,
un, deux, trois,
un, deux, trois, quatre...

Je danse sur les capitons de mes effusions,
tout tangue, se balance à profusion,
un, deux, trois,
un, deux, trois, quatre...

J'ouvre le bal,
me donnerez-vous la main?

 

Valse

22.05.2008

Douce violence

Je succombe à mes envies de te faire vibrant,
tu deviens fripon et pressant.
Je souris...

Tu glisses tes sens dans l'ivresse de ma chair,
tu brûles mon feu de voeux.
Tu souris...

Je m'emporte, m'abandonne à mes vifs allants,
tu tourbillonnes arrogant.
Je ris...

Tu biaises en désirs violents mon antre affamé,
tu consumes mon coeur de leurres.
Tu ris...

J'exulte aux anges nos tendres penchants,
tu célèbres le chant,
nous rions.

.

20.05.2008

Chant pourpre

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Imagine...


Ta peau offerte au soleil,
l'odeur de la terre cuivrée,
la cadence nonchalante du blé vert,
le rouge carmin de nos baisers volés...



Imagine...


Nos souffles enchaînés
aux sucs du grain toxique,
la caresse éphémère de l'oubli exalté,
le piment incandescent de nos vies dociles.

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Devine...


Ma peau offerte au soleil,
l'odeur de la terre cuivrée,
la cadence nonchalante du blé vert,
le rouge carmin de nos baisers volés...



Devine...


Nos voix enchevêtrées
au chant pourpre du plaisir,
l'ivresse fragile d'un instant endiablé,
le piquant tendre d'une immortalité désirée.

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N'imagine plus... ne devine plus... je suis là!

.

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14.05.2008

La lettre

Mon tendre amour,

Je t'imagine nu,
offert à mes mains inexpertes.
Je t'envisage peu sage,
polisson, aux sourires ravageurs.

Je m'exhibe nue,
offerte à tes mains expertes.
Je m'envisage peu chaste,
charnelle, aux poisons mortels.

Dis!
Viendras-tu bientôt?

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"La lettre"Fernando Botero

 

Fernando Botero

Providence

Je croque vos contours ronds,
je souligne vos courbes douces,
j'esquisse vos desseins pleins,
je dévoile le bleu de vos cieux.
J'arrache au zénith l'éther,
je trahis les dieux.

Je dessine des nuages dans vos yeux et je m'y perds!...

 

Henri Evrard

12.05.2008

Nos lendemains

Je m'immisce dans le vent,
je glisse, m'insuffle,
j'effleure, je caresse,
j'embrasse tes jours...
Nos demains.
Tu es si loin!

J'ai le coeur en l'air,
je griffe, pille,
pleure et geins,
les maux qui m'éloignent de toi...
Les pas que nous ne ferons pas.
Tu es si près!

J'ai chaud d'unions,
je crie, j'écris
l'amour, la haine,
la passion qui brûle ma fois...
Des folies que nous fuyons.
Tu es si loin et pourtant si près...

Je m'immisce dans le vent,
j'ai le coeur en l'air,
j'ai chaud d'unions!

 

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11.05.2008

Mon enfant

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Que vois-tu mon enfant?


« Le monde est si grand...

...L'infime s'est déguisé en nativité,
il porte mon sourire.
Du bout de mes bras je n'attends plus,
je saisis en riant l'élan des mouvements,
je donne aisance aux balancements...
Je chante la vie comme un prophète sans fois.
Regarde Maman...

Nos yeux brillent! »

 

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06.05.2008

L'égérie

Dans tes bras,
je ressens cette fameuse démesure qui exulte
l'instinct à son paroxysme.

Dans tes yeux,
je nous quête aux plus près de nos impulsions,
sans dépendance mystique.

Dans tes draps,
je découvre mon souffle, sublime et langoureux,
je nais Femme...

 .

égéries

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