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29.06.2008

Là bas...

Il y a,
des bleus turquoises qui épongent les tristesses ‘ere‘ere,
des verts lumineux qui cisèlent la mémoire de palmes de pirìi,
des sables qui renferment la beauté paradisiaque des Tikis.

Il y a,
Maéva qui chante la bienvenue aux portes de Faa'a,
Hoanui qui tresse en ami le Gardenia taitensis,
Teuira qui guide vers les lumières de Pape'ete.

Il y a,
des sourires, des chants aux sons du to'ere et du ukulele,
des danses qui racontent l'histoire de guerriers Ma'ohi,
des rires, des larmes devant l'immensité de Moana Patitifa.

Il y a,
Ariihau qui proclame la paix aux mouvements popa'a,
Herenui qui prône l'amour divin en offrant pape ha'ari,
Manutea qui offre l'oiseau blanc en signe de ti'amära'a.

Là bas...
Il y a une part de moi qui s'est ancrée sous les vents,
des souvenirs qui tanguent sur la genèse du bonheur,
des offrandes qui dansent dans ma vie d'aujourd'hui.

Polynésie

Ballet tahitien

'ere'ere: sombre/ pirii: or/ Tikis: dieux/ Faa'a: ville de Tahiti/ Gerdenia taitensis: fleur de tiare/ Pape'ete: chef-lieu de Tahiti/ to'ere: tambour/ ukulele: guitare/ Moana Patitifa: océan pacifique/ popa'a: étranger/ Ha'ari: eau de coco/ ti'amära'a: liberté. Maéva, Hoanui, Teuira, Ariihau, Herenui, Manutea sont des prénoms tahitiens avec une traduction propre. Exemple Maeva: bienvenue....

Photographies personnelles

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Chef-lieu

Offre-moi le plaisir,
de tes idées vaines,
de tes souffrances,
de tes fantasmes,
de tes amours,
le charme de tes quarante ans ouvert sur la démesure de l'intense délice.

J'ai escaladé les jours de pluies,
gravi le ciel d'échelons limpides,
crié ton nom dans l'immensité,
mes yeux espèrent l'hédonisme.

Offre-moi le désir,
de croire
de vibrer,
de crier,
de vivre,
la lueur de tes yeux à demi-clos dans le besoin de posséder l'idéal latent.

J'ai mordu à l'hameçon du feu,
accroché des milliers d'étoiles sucrées,
accosté un rivage éthéré,
mon âme est ivre.


 

E.S. Posthumus - Nara

25.06.2008

Immobilisme

Tu laisses échapper le «je» en proie,
les mots s'écrasent sur l'intime mis en exergue.
tu entends...
j'entends...
la rencontre de l'insondable ou tout s'ancre/encre.

Une longue respiration...
un souffle court...
et la mémoire dispose d'un aller-retour sur le dense,
sans jamais se défaire de son plis le plus secret.

Tu partages l'assaut des maux/mots,
la violence s'étale en lettres capitales sur la peau
tu ressens...
je ressens...
l'agitation d'une plume sous la risée de muses enracinées.

Un long silence...
les dés sont jetés...
les vers peuvent danser sans peur d'effrayer les «je»,
cent/sans fois je suis morte dans l'ivresse des «on».

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15.06.2008

Naissance

 

Arrachez-moi cette peau de misère,
bousculez-moi dans de vils repères,
j'ai en moi des grands espaces ivres de lumières qui briquent la cime des vents chauds.



Fustigez toutes mes oraisons sacrées,
brûlez l'espérance en causes drapées,
j'ai embrasé l'antre de mes chairs d'une intensité si violente que l'existence m'étourdit.

 

 

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14.06.2008

Parlez-moi d'amour

Il y a ta force unique qui ploie mes élans,
tes vents capiteux qui bercent mon horizon
et puis il y a...

Les sons constants de mon coeur,
les échos bruyants qui feintent mes pleurs,
ma douce-violence.

Il y a ma fragilité inouïe qui courbe tes allants,
mes flots capricieux qui calment ta raison
et puis il y a...

Les rythmes incessants de tes peurs,
les secrets cuisants qui feintent tes heurts,
ta douce-violence.


Il y a tant d'intensité dans nos remous ardents,
des silences, des chaos, des chemins innocents...
Nos douces-violences!

Mais il y a surtout,
une pureté...
Celle qui brise l'inaccessible.

 

Jacques Brel "La quête"

Paroles 

13.06.2008

Supplice

Je te vois où tu n'es pas!
Je t'imagine en pseudo,
en mots désuets,
en plis sucrés
et je pleure mes maux.

Je te vis où tu n'es pas!
Je t'invente en frissons,
en souffles chauds,
en soubresauts
et je pleure mes démons.

Si tu passes par là, saisis ma main...

 

et mes...

 

Rob Gonsalves

12.06.2008

Garde-fou

Tu es dingue mais tant mieux pour ma folie!

J'ai perdu mes repères dans le subtil,
l'immensité vogue dans ma tête.

Tu pars,
tu reviens
et je coule...

Je coule, sous la démesure tréflée
qui n'appartient qu'aux fous.

Tu es dingue mais tant mieux pour ma folie!

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Bryan Adams "I will be right here waiting for you"

08.06.2008

Eclosion

The Frames "People All Get Ready" 

Le flot gronde en tumulte grandissant
je m'accroche au cyan abyssal friable,
mon lit ne gravite plus dans les eaux
je m'écrase contre des parois étriquées...
je survis!

Mes étoiles disparaissent dans le noir
je m'accomplis vers l'inconnu destiné,
mon coeur sous surveillance s'épuise,
je me consume dans un monde clos...
j'ai peur!

Mon poids intérieur vibre, résonne,
je frémis d'émotions incontrôlables,
mon garde-fou s'effrite sous l'émoi,
je perds pied dans l'antre des plaisirs...
je vis!

Citations

04.06.2008

L'amante

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Dis!
Me parleras-tu encore en cascade
derrière le grand rideau des pleurs?
J'ai déposé sur mes lèvres le sel des dieux,
mes yeux tracent l'éternel dans l'eau pure.

Dis!
M'enlaceras-tu de nouveau en éclipse
sous le sombre croissant des anges déchus?
J'ai fardé ma peau de panaches audacieux,
mon corps démasque l'éphémère en parure.

Dis!
T'endormiras-tu une fois de plus
dans l'onde de ces chutes aisées?
J'ai émoussé le bleu des cieux
pour survivre sans parjures.

 

Le baiser de Rodin

02.06.2008

Rêves carminés

Que j'aime le rouge vif en terrain vague,
l'écume écarlate qui flamboie le long des bastions,
l'abondance en grand tapis rubescent.

Mes songes se remplissent de sourires vermillons,
en voyant les coquelicots...

Le rouge colle à ma peau comme un venin secret,
je le dévoile en filigranes comme un doux poison,
je l'exhibe en incandescence dans l'instant.

Mes chimères se peuplent de rires papillons,
en voyant les coquelicots.

Bon sang!
Que j'aime le rouge vif,
il colle à ma peau
comme un filet à rêves.

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